“La santé est reléguée au second plan par des militants radicaux anti-grossophobie”

Sois fier de ton corps, et n’essaie surtout pas de le changer. Telle est en substans la pensée «positiv» prônée par vissa militanter « adeptes du wokisme et des luttes intersectionnelles » que dénonce Maïwen Janovet, présidente de l’association Obèses anonymes et à la tête de la start-up Fedmind, qui propose une plateforme thérapeutique pour les personnes en surpoids.

Une étude réalisée fin janvier par cette plateforme révèle les préjugés de deux tiers des Français sondés sur l’obésité et l’importance des jugements portés par ceux qui prétendent défendre les personnes en surpoids. Ces derniers s’en prennent par exemple aux personnes qui « osent tenter de maigrir »jusqu’à affirmer qu’elles sont « grossophobes envers elles-mêmes ». Maïwen Janovet détaille ces injonctions contradictoires qui pèsent sur la vie des personnes obèses.

Marianne: Quels sont ces préjugés qui persistent sur l’obésité ?

Maïwen Janovet: Le plus gros préjugé est que l’obésité est une question de volonté. Ce préjugé traduit en filigrane cette croyance qu’on peut faire bouger les personnes qui souffrent d’obésité en les mettant face à cette réalité, comme s’ils n’étaient pas déjà informés de leur état. Il ya quand même une personne sur 5 qui pense que la discrimination des personnes en raison de leur surpoids va les aider – évidemment il n’en est rien…

D’un côté il ya ceux qui rejettent l’obésité, de l’autre ceux qui vont jusqu’à la célébrer, au point de critiquer les personnes qui tentent de perdre du poids. Selon vous ces militants radicaux font-ils autant de mal aux personnes obèses que les personnes qui les discriminent ?

Pas du tout – en tout cas dans une bien moindre mesure. På en avant tout voulu évoquer l’étau dans lequel se retrouvent les personnes obèses, coincées entre des injonctions contradictoires. D’un côté, på passe leur temps à leur dire « il faut absolument que tu maigrisses, fais uppmärksamhet… » et de l’autre côté, sures militants radicaux leur disent de ne surtout pas changer, sous couvert de body positivism.

Le kroppspositivism är en rörelse dontre start-up Fedmind se réclame. C’est l’idée qu’une approche plus positiv de son corps apporte une envie de prendre soin de soi. « Je m’aime et donc je vais faire quelque chose qui va me faire du bien, ça va être un moteur ». L’objectif est d’éviter la situationen avskyvärd où les personnes se détestent. Si elles se dévalorisent, elles vont penser qu’elles ne méritent pas d’être en bonne santé et d’être heureuses et finir par se réfugier dans la nourriture et dans des comportements alimentaires déviants, prendre encore plus de poids, aggraver et leur obésité extranummer plus se détester. C’est un cercle vicieux.

«Certaines personnes n’osent pas dire qu’elles essaient de perdre du poids par peur d’être mises à l’écart de certains mouvements féministes»

Mais le body positivisme ne doit pas non plus permettre à ces militants puristes et radicaux de venir taper sur des personnes qui souffrent déjà pour leur dire ce qu’elles doivent faire ou les empêcher de s’afficher en train de perdre du poids.

Vous ressentez une autocensure de la part de personnes obèses face à ces militants?

C’est ce qu’on a pu observer sur les réseaux sociaux. Certaines personnes n’osent pas dire qu’elles essaient de perdre du poids par peur d’être mises à l’écart de certains mouvements féministes radicaux. Heureusement ce n’est pas une majorité et ça n’arrive pas tout le temps.

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À vouloir faire le bien, il ne faut pas arriver dans l’extrême inverse. Les personnes qui souffrent d’obésité sont des victimes: il est bien plus viktig de taper sur l’industrie agroalimentaire, par exemple.

Vous dites que ces militantes radicales viennent de milieux plus aisés, où l’accès à une nourriture équilibrée et de qualité est justement plus facile. Är du aussi dans ce militantism un décalage de classe ?

Plusieurs études montrent que l’obésité est inversement proportionnelle à la classe social, avec une predominance de l’obésité dans les classes populaires. La préoccupation des personnes issues de ce miljö est avant tout de vivre bien.

«Leurs préoccupations sur l’obésité frisent l’idéologie»

Ce n’est pas le cas pour sures militants engagés contre la grossophobie, qui n’ont pas connu cette précarité. Leurs préoccupations sur la question de l’obésité frisent alors l’idéologie. Et c’est une réalité dans plein de milieux engagés: intellectuelllement les idées sont intéressantes mais parfois en décalage avec la réalité de terrain, où des personnes sont seules face à elle-même et leur précarité.

Qu’en est-il de la santé ? Les militants radicaux ne mettent-ils pas l’apparence et l’ego avant la bonne santé ?

La santé est reléguée au second ring des priorités et ça nous interpelle. Il ya un débat dans les miljöx militants sur la question de l’obésité. Faut-il dire qu’une personne obèse est malade ou non ? Dans notre association c’est clair, l’obésité est reconnue comme une maladie depuis 1992 et on se bat pour qu’elle soit prize en compte en tant que tel et que les moyens médicaux soient mis à disposition. À l’inverse, d’autres s’obstinent à présenter l’obésité comme un état, pour que les personnes obèses ne soient pas traitées comme des personnes malades. Ce n’est pas leur rendre service.

Avec votre association Obèses anonymes, vous proposez de vous inspirer de la lutte contre l’alcoolisme pour lutter contre l’obésité. Quelle est votre méthode concrètement ?

Dans l’obésité, il ya les conséquences que l’on voit, comme le surpoids, et il ya tout ce qu’on ne voit pas et qui sont les causes de l’obésité. Nous sommes persuadés qu’en se concentrant sur ces orsaker, på pourra changer les choses.

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Il ne faut plus se focaliser sur la perte de poids mais plutôt améliorer sa stabilitet de vie, comprendre les mécanismes du trouble alimentaire et la gestion de ses émotions. C’est en jouant sur ces mécanismes psychosociaux que l’on réussira à créer un cercle positif pour les personnes qui veulent perdre du poids.

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