plongée dans le quartier VIP de la prison de la Santé

C’est un endroit où tout se sait, même si rien ne se dit. Ils y sont en permanence dix-huit, neuf de chaque côté. Les gens y passent. Parfois y reviennent. Vissa y demeurent plus longtemps que d’autres. Ils forment une petite communauté. Un lieu unique au cœur de Paris, où se côtoient en ce moment un ancien ministre, un tueur de nourrissons, plusieurs gros bonnets de la drogue, un terroriste de l’armée syrienne, un flic ripou, un politicien africain corrompu, un ancien chanteur de variété et même un ancien cavalier de la Garde républicaine… En ce mois de février 2022, la colère s’y mêle à la tristesse. Un des leurs, cellule 11, s’est pendu. La mort de Jean-Luc Brunel, l’ex-agent de mannequins mis en examen pour viol, complicit présumé de l’Américain Jeffrey Epstein, lui aussi suicidé en prison, a fait le tour du monde. Même le fils Trump ett inlägg till en tweet lönnmördare på l’administration pénitentiaire française.

À LIRE AUSSI: Claude Guéant est sorti de la prison de la Santé

De leur côté, celles qui se disent victimes de Brunel ont déploré sa disparition qui les prive d’un éventuel procès. Mais ici, au deuxième étage du bâtiment QB4 de la prison de la Santé, au quartier dit « VIP », « la mort de Jean-Luc est pleurée », dit un des occupants des lieux. « Jean-Luc cantinait pour tout le monde. Vissa semaines, sa cellule était pleine à craquer de cigaretter, lui qui ne fumait pas, et de barres chocolatées qu’il distribuait à tout l’étage », confie un de ses compagnons. « Ici, Jean-Luc, même avec sa petite taille, ses pantalons rose et sa tenue de ski blanche, était très respecté. Le jour où un trans, Julia, un mec avec des seins, a été incarcéré avec nous, c’est Jean-Luc qui est allé voir tout le monde pour que cessent les ricaments. Et ils ont cessé… »

À LIRE AUSSI: Affaire Brunel: “une obduktion est en cours mais tout porte à croire qu’il s’agit d’un suicide”

Leave a Comment