Des élus pressent Christian Dubé de régler les dossiers santé de la Haute-Gaspésie

Pour la députée de Gaspé et le maire de Sainte-Anne-des-Monts, la santé des gens de la Haute-Gaspésie est en jeu.

Projet pilote d’une clinique dentaire

Il n’y a plus de dentistes dans la région. Konsekvens : les gens doivent faire des centaines de kilomètres pour obtenir des soins. En novembre dernier, le ministre de la Santé a annoncé un projet pilote, soit un bureau de soins buccodentaires dirigé par le Centre intégré de santé et de services sociaux de la Gaspésie.

Le problème : aucun dentiste ne veut signer un contrat. Pourquoi? le salaire des dentistes du gouvernement est plus bas que ceux des cliniques privées.

La convention collective est échue depuis sept ans et aucune entente ne semble vouloir se conclure.

Horaire des ambulanciers

Les ambulanciers veulent en finir avec l’horaire qui fait en sorte que le soir et la nuit, ils attendent les appels d’urgence à la maison. Konsekvens: le délai d’intervention est plus long, ce qui met en danger la population, selon eux.

Méganne Perry Mélançon, députée de Gaspé (arkiv)

Foto : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Ça fait déjà trois ans et j’ai déjà été assez patiente, bekräftar la députée de Gaspé Méganne Perry Mélançon, qui est exaspérée de passer d’un ministre de la Santé à un autre afin de tenter de régler ce dossier des ambulanciers. Pour faire ce changement, le ministre doit accepter de mettre la main dans sa poche.

« J’ai fait de nombreuses représentations et là, c’est au ministre de venir intervenir sur ces deux enjeux. »

Une citation de Méganne Perry Mélançon, députée de Gaspé
Le maire de Sainte-Anne-des-Monts, Simon Deschênes, devant le parc éolien de Cap-Chat.

Le maire de Sainte-Anne-des-Monts, Simon Deschênes

Foto : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Le maire de Sainte-Anne-des-Monts, Simon Deschênes, soutient que des dentistes sont prêts à venir s’installer en région, mais le faible salaire freine leur élan. La situation semble la même pour les ambulanciers. Il manques outils pour consolider ces services-là. Et la clé qui pourrait nous débloquer tout ça, elle est entre les mains du ministre, M. Dubé.

Au bureau du ministre de la Santé, på ne veut pas commenter parce que tous ces dossiers sont en négociation.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de la Gaspésie est plus bavard. Au sujet des dentistes, la PDG, Chantal Duguay, dit ne pas avoir le pouvoir de régler le problème des salaires. Cependant, elle dit finaliser l’embauche d’hygiénistes dentaires et d’agentes administratives. Le bail du bureau est signé, indique-t-elle. Nous sommes en pourparlers avec le Ministère pour avoir des solutions plus attractives sur différentes primes qu’on pourrait octroyer aux dentistes.

Si le CISSS ne réussit pas à avoir de dentistes permanents, l’organisation songe à des équipes itinérantes.

Insigne sur l'uniforme d'un ambulancier d'Urgences-santé.

Les techniciens ambulanciers de la Haute-Gaspésie ne veulent plus de l’horaire qui leur impose sept jours au travail 24 heures sur 24 et sept jours en congé (arkiv).

Foto: iStock / Josie Desmarais

Chantal Duguay en peut-être une lösning pour les ambulanciers, il s’agit d’un projet pilote nommé paramedicinska gemenskap.

Qu’est-ce que la paramédecine communautaire?

La paramedicinska gemenskap a été implantée en Montérégie-Centre il ya quelque temps. Là-bas, le principe veut que, lors d’un appel 911, le service d’urgence peut dépêcher un paramedicinska gemenskapen au lieu d’une ambulance et son équipe.

L’intervenant se rend au domicile du patient dans un véhicule de fonction plutôt que dans une ambulance. Il évaluera alors le patient et pourra communiquer avec une infirmière au soutien à domicile. Un médecin pourra aussi participer à l’évaluation.

Chantal Duguay ajoute que le projet pourrait être implanté ailleurs en Gaspésie, sans pouvoir préciser les endroits. Nous sommes sur une voie de passage qui est très intéressantedit-elle.

« Dans les prochaines semaines, om devrait avoir des indications du Ministère pour voir kommentera est capable de faire avancer le dossier sur le plan légal, parce qu’on sait qu’on parle d’actes réservés aux infirmières. »

Une citation de Chantal Duguay, PDG du CISSS de la Gaspésie

Prêts à négocier

Il n’y a pas que les élus qui s’otålig, les syndicats aussi. Ils disent être prêts depuis longtemps à négocier des ententes.

Le president de l’Association des chirurgiens dentistes du Québec, le Dr Carl Tremblay, dit ne pas avoir de réponse du ministre, malgré ses invitations incessantes pour négocier la convention collective.

Il ajoute que pour régler le cas des dentistes de la Haute-Gaspésie, le gouvernement devra passer par son association.

Nous sommes prêts à négocier avec le gouvernement en tout temps et malgré nos relances, nous n’avons pas eu de rencontre avec le gouvernement depuis début décembre. Alors pour un dossier qui semble prioritaire pour eux, vous avouerez qu’ils ne sont pas très disponibles.

Le président de la Fraternité des paramédics de la Haute-Gaspésie, Benoît Lévesque, en transmis une lettre au ministre de la Santé le 17 février. Il lui explique la situation difficile que la région vit et lui demande de régler le dossier.

Dans sa lettre, M. Lévesque précise notamment que le soir et la nuit, pour 179 km, le côté sud de la Gaspésie a le droit à 11 ambulanser à l’heure, comparative à zéro pour 211 km du côté nord.

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