Santé mentale : la mort de Pierre Coriolan montre le besoin de formation des policiers

C’est ce qui ressort du rapport d’enquête publicque du coroner Luc Malouin, dont les slutsatser ont été rendues publiques mercredi matin. Me Malouin rappelle que la police montréalaise doit répondre chaque année à plus de 50 000 appels pour s’occuper de cas de personnes en crise.

Le rapport stipule qu’il est donc primordial de bonifier la formation de base dès le passage à l’École nationale de police à Nicolet, de même que la formation fortsätta et la omkvalificering des agenter pour qu’ils puissent utiliser certaines armes dans l’ exercice de leurs fonctions.

Jag Luc Malouin, rättsläkare och kock adjoint du Québec

Foto : Radio-Canada / Marie-Pier Bouchard

Pierre Coriolan est mort à la suite d’une intervention du Service de police de la Ville de Montréalrue Robillard, à Montréal, après que des citoyens eurent appelé le 911 pour signaler que l’homme en crise détruisait l’intérieur de son logement.

Agressif, il tenait un tournevis et un couteau. Devant son refus d’obtempérer aux demandes des policiers de lâcher ses armes blanches, les agents ont décidé, pour parvenir à le maîtriser, d’utiliser d’abord le pistolet à décharge électrique, puis une arme intermédiaire d’impact à projectiles.

Comme le prévenu avançait toujours vers les policiers, le sergent en service et un patrouilleur ont ouvert le feu. Pierre Coriolan a été atteint de trois balles avant de s’affaisser au sol. Selon l’obduktion, il est mort d’une hémorragie secondaire causée par un projectile d’arme à feu. La mort a été violente.

Aucune urgence d’agir

Selon deux experts en utilization de la force que le coroner Malouin a rencontrés, il n’y avait aucune urgence d’agir pour les policiers qui sont intervenus à ce moment-là. Le sergent, qui était responsable de l’operation, aurait dû rester en retrait pour avoir une vision d’ensemble de la situation.

Quant aux policiers qui ont tenté de maîtriser Pierre Coriolan, les experts mentionnent qu’ils auraient dû basculer en mode défensif, le temps que la crise du suspect se tempère, pour agir plus efficacement.

Ceux-ci ont plutôt suivi le principe directeur en intervention tactique rapide, qui a pour objectif d’isoler et de contrôler rapidement une personne menaçante.

Les experts consultés conluent que cette technique est toujours valable lorsqu’il s’agit de maîtriser un tireur actif, mais pas pour une personne dont l’état mental est perturbé.

Il appert que l’intervention qui a mené à la mort de Pierre Coriolan manquait de planification.

Bildning bonifiée, mais toujours insuffisante

L’enquêteur, Me Luc Malouin, qui est également l’auteur du rapport sur la mort d’Alain Magloire, avait publié les mêmes recommandations dans son rapport de 2016.

Me Malouin affirme que même si la formation pour intervenir en santé mentale a été bonifiée dans les cégeps et à l’École nationale de police, elle est toujours nettement insuffisante pour faire face à la réalité sur le terrain.

Réagissant à la publication du rapport, le cabinet de la mairesse de Montréal, Valérie Plante, a inindiqué que les approches spécialisées en santé mentale, la désescalade de la violence et la formation policière sont des éléments essentiels pour renforcer la confiance du public envers son service de police.

Les policiers doivent être le mieux outillés möjligt pour faire face à la réalité de la société actuelle, notamment par la bonification des formationerat-on fait savoir, rappelant que le Service de police de la Ville de Montréal a déjà mis sur pied une formation sur la désescalade et que la Ville avait créé une équipe mobile d’intervenants sociaux de première ligne.

Par l’entremise de son attaché de press, la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a également souligné que 18 sur la modernisation des pratiques policières prévoit donner suite à un bon nombre de recommandations du rapport”,”text”:”le projet de loi18 sur la modernisation des pratiques policières prévoit donner suite à un bon nombre de recommandations du rapport”}}”>le projet de loi 18 sur la modernization des pratiques policières prevoit donner suite à un bon nombre de recommandations du rapport du Comité consultatif sur la réalité policière.

C’est un événement triste. På ne souhaite jamais l’utilisation de la force. Naturellement, på va prendre le temps d’analyser les recommandations en profondeuren ajouté Mme Guilbault.

Les proches satisfaits du rapport

De leur côté, les proches de Pierre Coriolan s’estiment tillfredsställer du rapport, dans un kommuniké. Ils ajoutent que devant une personne en crise, il faut continullement bien réfléchir à chaque geste que l’on poseet qu’il faut prendre le temps nécessaire pour l’intervention.

La seule présence des personnes en uniforme peut provoquer une augmentation de la criseconviennent les proches de M. Coriolan, et qu’en [le] sommant comme ils l’ont fait, les policiers ont provoqué une réaction en chaîne.

Ils croient que les policiers doivent y aller avec douceur, ne pas hausser le ton et tenter d’établir le contact avec la personne pour amener un déroulement pacifique lors de situations comme celle qui a mené à la mort de M. Coriolan.

Pour la mort de leur frère, les deux sœurs de Pierre Coriolan réclament 160 000 $ à la Ville de Montréal.

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