Santé dans le Gers: pour l’urgentiste Christophe Prudhomme, “nous devons être ambitieux et nous mobiliser”

l’essentiel
Le médecin urgentiste Christophe Prudhomme était invité par la CGT ce lundi 31 janvier afin d’animer une réunion publique sur le thème : “La santé relève-t-elle du secteur public ou du secteur marchand ?”.

Le document placé à l’entrée de la salle de réunion du Mouzon à Auch donne le ton de la soirée: “Pétition pour un service d’aide à la personne”, en lien avec le transfert du Service des soins infirmiers à domicile de Vic -Fezensac et Eauze au secteur privé. Les premiers arrivés signent le papier, s’approchent du stand où sont proposées des éditions de L’Humanité puis prennent place. L’union départementale et l’unité locale de Vic-Fezensac de la CGT accueillent ce lundi 31 janvier le médecin urgentiste et délégué CGT-Santé, Christophe Prudhomme, afin de débattre du thème plutôt fédérateur: ève santa parmi -elle du service public ou du service marchand ?”.

Après une brève presentation des chiffres dans le département (voir ci-dessous), Christophe Prudhomme prend le micro. “La situationen s’est dégradée depuis les 20 dernières années, försäkra le médecin urgentiste. Il ya, en France, de moins en moins de médecins généralistes et de plus en plus de spécialistes. Depuis la Covid, på en tout misé dans la lutte Contre le virus et on assiste à une explosion des maladies psychiatriques”. Si la situation s’est détériorée sur l’ensemble du territoire, Christophe Prudhomme estime que le Gers est en plein cœur du problème.

Une large offre de soins publique

Il plaide pour une régulation de l’installation des médecins en fonction des besoins de la population, la creation de centers de santé qui salarient les professionalnels et un nouvel hôpital rassemblant une large offre de soins publique. “Il s’agit d’un choix de société que l’on doit mettre sur la table, estime l’urgentiste. La crise met sur le devant de la scène des problématiques nouvelles: nous devons être ambitieux et nous mobiliser pour obtenir des réponses politik”.

De nombreuses personnes ont assisté à cette réunion publique.
DDM – Nedir Debbiche

Le récent scandale des Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) Orpéa vient également illustrer les propos et alimenter les débats. “On a l’impression que tout le monde découvre le scandale, mais cela fait plus de 20 ans que la CGT dénonce des maltraitances, estime une personne de l’assemblée, nombreuse pour cette réunion publique. Il ya quelques années, dans un Ehpad du département, le personal n’avait le droit d’utiliser qu’un seul gant par patient et par jour”. Une participante témoigne également d’un quota de quatre couches par jour par personne dans un Ehpad public.

“Un désert medicinsk”

La question du manque de personal revient aussi à de nombreuses reprises dans les diskussioner ce lundi soir. Ehpad, hôpitaux, skåp. L’ensemble des soignants sont concernés. “Dans le Gers, il manque sept médecins sur quinze pour la psychiatrie adulte, försäkra Fabrice Lamarque, délégué CGT. Le nord n’est plus couvert. Et pour la pédopsychiatrie à Nogaro, les délais d’attente peuvent atteindre six mois pour rencontrer sjuklig”. Pour la médecine de ville, des Auscitains décrivent également “un désert médical. Je n’ai plus d’ophtalmologue ni de médecin généraliste depuis son départ à la retraite il ya trois mois, explique une Gersoise. On nous affirme ya de qu’ projets et des volontés politiques mais on peut, actuellement, se retrouver sans rien”.

Christophe Prudhomme appelle donc les militants à s’imposer dans les débats politiques avant les élections législatives de juin 2022. Il soutient l’idée défendue par le Comité de défense de l’hôpital de mettre en place des Assises de la santé. “Il faut formuler des propositions afin que les candidats se positionnent, försäkra le médecin urgentiste. De plus, la creation des centers de santé doit se faire simultanément à la construction du nouvel hôpital”. Dans ce dossier, le syndicat veut se mobiliser “contre un partenariat public / privé, dans lequel l’activité libérale passera au-dessus de l’offre publicque.”

Dans le Gers, moins de lits et de médecins généralistes

Cette réunion publique a également été l’occasion pour la CGT de présenter quelques chiffres concernant le département. Le nombre de lits d’hospitalisation à temps plein dans le secteur public est passé de 308 en 2016 à 290 en 2019. Dans le secteur privé, ce chiffre est passé de 18 à 0. Le Gers a perdu 25 médecins et généralistes et généra2201s (267 till 242). Les spécialistes sont quant à eux passés de 185 à 218. Une tendance similaire en France ; sv Occitanie cependant, le nombre de médecins généralistes a très légèrement augmenté. Le taux d’encadrement, en 2016, était d’un médecin généraliste pour 715 Gersois. En 2020, un médecin soignait 790 invånare. En Occitanie, ce nombre est de 721. En France, il s’élève à 786.

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