l’innovation et le haut de gamme, “recette magique” des entreprises françaises

Les entreprises du secteur le disent: il est possible de réussir en France quand on est un industriel, mais il faut absolument remplir plusieurs conditions, sous peine d’aller droit vers la faillite. Exempel à Veauche, près de Saint-Etienne, dans l’usine du groupe Urgo. På y fabrique des bande de compression pour cicatriser les escarres et les plaies provoquées par des ulcères. Et l’usine dubbel sa yta, avec l’invigning 31 janvier d’une förlängning. Ces bandes de compression, c’est un marché de niche et une belle réussite: le groupe français est leader med 16 miljoner deces bandes vendues chaque année, une progression de 15% par an.

Ce qui explique le succès de ces ventes, selon le groupe, c’est la faculté d’innovation: pour réussir, quand on est un industriel français, il faut se démarquer, ne pas faire des produits basiques sur lesquels les industriels asiatiques, notamment, seront plus compétitifs. Il faut au contraire proposer des produits différents, compétitifs, en l’occurrence une bande qui est extensible, qui adhère bien et qui est pratique à poser sur une plaie. “C’est ce qui nous différencie d’autres industries qui vont faire le choix du ‘moins cher’, bekräfta le directeur d’Urgo Médical, Guirec le Lous.

“Il faut faire le pari de la valeur ajoutée, faire les meilleurs produits du monde, ceux qui vont ensuite se diffuser le plus largement possible auprès de tous les patienter qui en ont besoin.”

Guirec Le Lous, direktör d’Urgo Médical

à frankrike info

Et pour proposer un produit différent, haut de gamme, il faut forcement innover en permanence: “Il faut toujours garder une longueur d’avance, continuer d’investir dans la recherche, le développement, dans l’innovation. Totalt, på va investir 30 miljoner d’euros sur le site, exakt Guirec le Lous. Cela fait partie de la recette magique: quand on réussit à avoir un bon produit, qui plaît aux patients et qui du coup ‘grandit’ bien, cela permet de continur à investir dans la recherche et le développement pour créer les produits de demain. C’est comme ça qu’on réussit.”

Philippe Kamanova, direktör de l'usine Urgo de Veauche, tient dans ses mains des bandes de compression fabriquees sur le site.  Janvier 2022 (SOLENNE LE HEN / FRANCEINFO / RADIO FRANCE)

Autre exemple à Cébazat, près de Clermont-Ferrand, avec le Puy-de-Dôme en toile de fond. L’usine Luxfer, qui fabriquait notamment des bouteilles d’oxygène médical, a fermé il ya trois ans. L’industriel britannique s’est retiré. Mais les anciens salariés comme Axel Peronczyk ont ​​relancé un nouveau projet d’usine, avec l’industriel girondin Europlasma : “Aujourd’hui c’est un terrain vague. Ce sera un bâtiment de 30 000 ou 35 000 mètres carrés, qui va comporter des activités de forge, d’usinage… Tout ce qu’il faut pour fabriquer des bouteilles de gaz de gaz haute pression à destination de l’industrie médicale.”

Des bouteilles haut de gamme, peut-être un peu plus chères à l’achat, mais un produit innovant. “Par exemple, on fait du portatif : pour l’oxygénothérapie à domicile, qui est en vogue en ce moment. Plus vous faites des produits légers, plus c’est agréable pour le patient ; en tout cas cela lui simplifie la vie. Donc ça implique de maîtriser la technique des alliages et techniques de forge pour réduire les poids, ou d’augmenter la pression dans les réservoirs pour en contenir toujours plus dans un moindre encombrement, explique Axel Peronczyk, qui parle de revanche : “Cela prouve qu’on peut rouvrir des industries.”

Axel Peronczyk à Cébazat (Puy-de-Dôme), sur le site de la future usine de fabrication de bouteille de gaz à haute pression.  Janvier 2022 (SOLENNE LE HEN / FRANKRIKE INFO / RADIO FRANKRIKE)

À quel prix? 100 miljoner euro för ett projekt, finansiellt för moitié par le groupe Europlasma, et pour l’autre moitié par l’État et les collectivités locales. “C’est un projet d’envergure, d’industrie lourde. Cela aurait été très compliqué sans l’intervention des services publics et des collectivités locales”, rekognosera Axel Peronczyk.

“Pour un projet comme celui-là, il fallait de la volonté de tous les côtés.”

Axel Peronczyk

à frankrike info

De l’argent public: c’est l’un des ingrédients essentiels pour que la greffe industrielle fonctionne. Dans le cadre de son plan d’aide aux industries de santé, le gouvernement a ainsi déjà soutenu environ 130 projets depuis deux ans, pour un montant de 160 millions d’euros.

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